DANIEL AMORESE

Besides Research

Le séisme du 8 février 1843

Un séisme est un mouvement rapide et imprévisible du sol provoqué par le relâchement d’énergie accumulée à l’intérieur de la Terre en un point théorique que l’on nomme le foyer ou hypocentre. Le point situé en surface à la verticale du foyer est appelé épicentre. Le relâchement d’énergie correspond d’abord à une cassure des roches en profondeur (faille). Cette cassure engendre des vibrations : les ondes sismiques qui se propagent et font des dégâts sur de grandes distances. En surface, dans la proximité de l’épicentre, on observe des déformations du sol et des fractures superficielles qui provoquent également des dégâts. Les vibrations sismiques peuvent déclencher lors de leur passage des glissements de terrain sur les terrains qui sont en pente. Les gros séismes (M>8) qui surviennent en domaine maritime, près de la surface du fond de la mer, peuvent parfois provoquer des tsunamis extrêmement dévastateurs sur les côtes proches ou lointaines.

La magnitude est un paramètre utilisé pour exprimer la grandeur d’un séisme. Les échelles de magnitude sont basées sur la mesure de l’amplitude des signaux qui correspondent aux ondes sismiques. La magnitude peut être reliée à l’énergie du séisme. Des millions de séismes surviennent chaque année dans le monde, parmi eux, une vingtaine sont de magnitude supérieure ou égale à 7. Le séisme le plus grand jamais enregistré dans le Monde est celui du Chili en 1960 avec une magnitude de 9.5. Le séisme le plus destructeur connu est celui survenu en 1976 à Tangshan dans l’Est de la Chine (magnitude : 7.5) avec 655 000 victimes.

Un autre façon de mesurer la taille d’un séisme est de déterminer son intensité macrosismique (Mercalli, MSK ou EMS en Europe). L’intensité est une estimation des effets du séisme sur les personnes, sur les bâtiments et sur l’environnement. L’intensité est établie à partir de témoignages et d’enquêtes. Il n’existe pas de corrélation directe entre magnitude et intensité maximale puisque l’intensité peut varier fortement d’une zone à l’autre en fonction de la nature du sous-sol, de la qualité des constructions et de la profondeur du séisme. On peut toutefois donner quelques points de correspondance entre les deux échelles : un séisme de magnitude 3 présente souvent une intensité maximale de III (ressenti par quelques personnes, effets petits ) ; un séisme de magnitude 5 peut produire une intensité maximale de VII (la plupart des personnes sont effrayées, dégâts légers) ; les plus gros séismes (au-delà de magnitude 7.5) peuvent produire des intensités maximales de XII (modification du paysage, destruction de la majorité des bâtiments).

Haiti earthquake, USGS

En Guadeloupe et dans sa périphérie immédiate, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe (OVSG-IPGP) localise en moyenne 200 séismes par an de magnitude supérieure ou égale à 3.0. L’analyse de la sismicité historique indique que 3 tremblements de Terre (8 février 1843, 16 mai 1851 et 26 avril 1897) ont été très durement ressentis (intensité supérieure ou égale à VIII) en Guadeloupe depuis 1690 (travaux de M. Feuillard). Si le XIXeme siècle fut très sismiquement actif, le XXeme fut plus calme. Que nous réserve le XXIeme siècle dans les Petites Antilles ?

La durée de perception d’un séisme dépend de sa magnitude, de sa distance et de la géologie du sol sur lequel on se trouve. Elle varie de quelques secondes à quelques minutes. Sur des sédiments, la durée peut être multipliée par trois par rapport à ce que l’on ressent sur un sol dur. Ce phénomène est ce que l’on appelle un effet de site. Il est étroitement lié au contenu fréquentiel des signaux et il se traduit également par une amplification des vibrations. L’effet de site contribue largement à l’augmentation des destructions.

Intensity values, Bureau Central Séismologique Français

Aux Antilles, le séisme le plus destructeur connu est celui du 8 février 1843 qui détruisit Pointe-à-Pitre.

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/education-sante-environnement/daniel-amorese-seisme-c-est-la-panique-qu-il-faudra-redouter-204974.php

Il est bon de se préparer :

http://newsnetwork.mayoclinic.org/discussion/mayo-clinic-researcher-personal-resiliency-paramount-for-future-disasters/